smallah3lik

04 juin 2007

Le général Zine El Abidine Ben Ali est né le 3 septembre 1936 à Hammam-Sousse, une petite ville de la côte méditerranéenne, à quelques kilomètres de Sousse, la troisième ville du pays. Il ne termine pas ses études secondaires, au Lycée de Sousse. Elève médiocre, il va être renvoyé de tous les établissements scolaires de Tunisie. Son dossier scolaire a disparu du Lycée Mohamed Maarouf de Sousse quelques jours après son coup d'Etat du 7 novembre 1987.

Il n'a jamais fait d'études supérieures. Sur Intervention de son ami d'enfance, Hedi Baccouche, Le Parti Destourien décide de l'envoyer en France, parmi ceux qui, les premiers, formeront le noyau de la future armée nationale. L'Ecole Spéciale Inter-Armes de Saint-Cyr l'accueille. Il n'obtient aucun diplôme de cette prestigieuse institution. Il effectue des stages à l'Ecole d'Artillerie de Châlons-sur-Marne (France), l'Ecole Supérieure de Renseignement et de Sécurité (Fort Holabird, Maryland), l'Ecole d'Artillerie de Campagne Anti-Aérienne (Fort Bliss, Texas). Ce jeune sous-officier médiocre fait la connaissance de Naima Kefi, fille d'un des premiers généraux de l'armée tunisienne. Il l'épouse et devient Directeur de la Sécurité Militaire en 1964. Il l'organise et la dirige pendant dix ans. Nommé attaché militaire de l'air et naval au Maroc et en Espagne, il rejoint Rabat en 1974. Après un bref passage au Cabinet du Ministre de la Défense, en décembre 1977, il est chargé des fonctions de Directeur-Général de la Sûreté Nationale. En avril 1980, il est nommé Ambassadeur à Varsovie, suite à son échec à prévoir l'attaque de la ville de Gafsa par un commando tunisien venu de Libye. En janvier 1984, suites aux sanglantes émeutes ("Révolution du pain"), qui ont fait des centaines de morts, il est appelé, de nouveau, à la tête de la Sûreté Nationale.
Neuf mois plus tard, le 29 octobre 1984, il est nommé Secrétaire d'Etat à la Sûreté Nationale, puis Ministre de la Sûreté Nationale le 23 octobre 1985. Le 28 avril 1986, il devient Ministre de l'Intérieur. Elevé au rang de Ministre d'Etat, chargé de l'Intérieur, le 16 mai 1987, il est nommé, le 2 octobre 1987, Premier Ministre, tout en conservant le portefeuille de l'Intérieur. Premier Ministre, il prend avec une main de fer un pays en crise, mène une lutte féroce contre les Islamistes et commence à préparer le coup d'Etat médical qui va le porter au pouvoir. Le 7 novembre 1987, il contraint sept médecins de Bourguiba à signer un rapport médical, qui a déclaré l'incapacité de Bourguiba de continuer à assumer les charges de la magistrature suprême. En application de l'article 57 de la Constitution, le Général Ben Ali accède à la présidence. C'est, pour la Tunisie, l'avènement d'une nouvelle dictature, encore plus féroce que celle de Bourguiba. La Déclaration du 7 Novembre exprimant les aspirations profondes du peuple pour la dignité, la liberté et la démocratie et plaidant pour le droit de tous les citoyens tunisiens à une vie politique moderne, ne s'est jamais concrétisée dans les faits. Le chef de l'Etat tunisien a déclaré devoir à son expérience américaine sa foi en la Sécurité et le Renseignement."J'écoute, je réfléchis, j'agis", a-t-il déclaré au Washington Post (15 février 1988). Continuant la lutte contre les islamistes, le général Ben Ali, homme de sécurité et de renseignement par conviction autant que par tempérament, fait de la Tunisie un pays policier, qui traque les défenseurs des droits de l'homme, étouffe la presse, viole la correspondance privée des citoyens, pratique l'écoute téléphonique a large échelle et censure Internet. Ce qui lui vaut la condamnation par plusieurs organisations internationales et observateurs politiques étrangers.
En 1992, Moncef Ben Ali, le frère du président est condamné à 10 ans de prison par la justice française pour narco-trafic et blanchiment d'argent. La corruption et le népotisme sont devenus les principales caractéristiques du Système Ben Ali.
La deuxième femme de Ben Ali, Leila Trabelsi, une coiffeuse recrutée comme informatrice par les Renseignements Généraux dans les années quatre-vingt, est à l'origine de l'enrichissement subite et illégal des membres de sa famille. Le neveu du président, Kais Ben Ali, est devenu le patron de la contrebande et de l'importation illégale de marchandises en Tunisie. Planet Tunisie, un des deux fournisseurs d'accès a Internet est possédée par l'une des filles du général. Slim Chiboub, un homme médiocre et sans envergure, est devenu grâce à son beau-père Ben Ali l'un des hommes d'affaires les plus riches en Tunisie.

Ben Ali organise en octobre 1999 une parodie électorale et se déclare gagnant à 99,4% des voix ! Durant l'automne 1999, les ambassades tunisiennes à Paris, Bern et Bruxelles, ont reçu l'ordre d'acheter, pour les détruire après, des milliers de copies du livre-réquisitoire "Notre ami Ben Ali", écrit par deux journalistes français. Des millions de dollars ont été dépensés pour rien. A la troisième édition du livre les services de Ben Ali ont jeté l'éponge. Presque tous les Tunisiens capables de lire en français ont lu "Notre ami Ben Ali". La photocopie du livre se vendait en 2000, sous le manteau bien sûr, à 10 dinars.

Le déclin de Ben Ali a commencé avec la mort de l'ex-président Bourguiba. L'annulation en dernière minute de la transmission en direct des funérailles du père de l'indépendance tunisienne, était sentie comme une humiliation par la majorité des Tunisiens. Ils ne pardonneront jamais à Ben Ali cette légèreté devant la mort. Des funérailles avec "ninjas" c'était aussi du jamais vu pour les journalistes et les chefs d'Etat étrangers présents.

La grève de la faim du journaliste Taoufik Ben Brik, menacé de poursuites judiciaires et privé de passeport, va mettre à nu devant les cameras étrangères la machine policière de Ben Ali. L'attentat manqué contre Ryadh Ben Fadhel, ancien responsable de l'édition arabe du Monde Diplomatique, démontre au monde entier que Ben Ali ne peut gouverner que par la terreur.

Après une accalmie de courte durée, la machine de la terreur va fonctionner à plein régime : attentat contre Jalel Zoghlami, agressions contre Mmes Khedija Cherif et Souhayr Belhassen, harcèlement continu du professeur Marzouki, ex-porte-parole du CNLT, filature sans relâche et intimidation de Omar Mestiri et Sihem Bensedrine, respectivement secrétaire général et porte-parole du CNLT.

Au fil des deux dernières années Ben Ali devient acariâtre et intraitable. Il se brouille avec ses anciens amis. Kamel Leataief, celui qui a prépare le trône pour Ben Ali, et qui l'a aidé pendant sa traversée du désert, critique ouvertement Ben Ali sur les colonnes du Monde. Mohamed Charfi, allié de Ben Ali pendant sa « sale guerre » contre les islamistes ( plus de 30 personnes sont mortes sous la torture ou carrément liquidées), rallie l'opposition et signe avec plus d'une centaine de personnalités tunisiennes un appel pour le respect de la Constitution et l'abandon du pouvoir par Ben Ali en 2004. Ismail Sahbani, ancien secrétaire général de l'UGTT, est jeté en prison après avoir été pendant de longues années « la marionnette de Ben Ali ».

Le directeur de la chaîne Al-Mustaquilla, Hachemi El Hamdi, qui était l'avocat de Ben Ali sur la chaîne qatari Al-Jazira, se brouille avec le général pour des raisons inconnues et devient maintenant la bête noire du dictateur , car il a ose donner la parole à des "têtes brûlées" comme Khemaiès Chammari, Mohamed Mouada, Sihem Bensedrine, Mohamed Charfi, Mokhtar Trifi et Taoufik Ben Brik.

Depuis le milieu de l'été 2001, a été orchestrée une campagne pour le renouvellement du mandat de Ben Ali, qui expire en 2004. La campagne, téléguidée par Carthage, a commencé par des appels "spontanés" lancés par "les bases du RCD", puis a été relayée par des « organisations non-gouvernementales » ( en réalité vraiment gouvernementales) et des associations et des clubs sportifs.

Avec cette ultime campagne pour la réélection (peut-on vraiment parler d'élections ?) Ben Ali n'a plus rien à envier à Kim Il Sung, Enver Xoja ou Nocolae Ceaucescu. Cette période de fin de règne se caractérise par un culte de la personnalité poussé au ridicule (Un député du parlement tunisien, évoquant Ben Ali, parle du "plus grand acquis de la Tunisie") et le recours a une langue de bois qui ne fait que discréditer encore plus le régime en place.

Ben Ali sait, malgré les attentats de New York qu'il a voulu exploiter sans vergogne à son propre compte, que sa machine de propagande est à bout de souffle et qu'il n'a plus rien à offrir aux Tunisiens. C'est pourquoi sa machine policière fonctionne maintenant à plein régime. Le quadrillage policier du pays est renforcé, une vraie guerre secrète est menée contre les sites « subversifs » et les comptes e-mail « ennemis ». Certains agents du régime n'hésitent pas à envoyer des virus informatiques aux boîtes e-mail des opposants et des journalistes de libre pensée. Les lignes téléphoniques de la majorité des opposants (les vrais) et des journalistes indépendants sont coupées.

Ben Ali ne recule devant rien : agression en plein jour contre le docteur Sahbi Amri, témoin oculaire de la mort sous la torture du commandant Mansouri en 1987, confiscation de tous les documents du journaliste Taoufik Ben Brik à l'aéroport de Tunis, encerclement policier du docteur Moncef Marzouki, campagne de dénigrement, menée par une presse inqualifiable contre toute personnalité qui ose défier Ben Ali.

Posté par souffe à 19:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]


03 juin 2007

Une histoire qui porte en elle des histoires..pleins de symboles, plein de galères et qui nous achmine vers une realité dure ..dans la vie, on peut se tromper, on peut etre con!!! on peut agresser comme on peut etre agressé ! mais se poser des questions et rebondir! regretter le passé ..ou avoir envie d y revenir ..une verité assez dure...

ce que je viens de dire peut paraitre compliqué pour les uns , sans interet pour d'autres mais quelques uns s'y retrouverons un mot ou une phrase qui les attire .

une partie de ma vie s est dessiné il y a quelques mois, meme quelques jours....on perd des choses precieuses et chères et on s imagine pas dans la suite . Des fois je garde espoir a la vie, des fois je baisse les bras...mais quand est ce que ca sera fini!! .La vie m' a apprit que rien ne vaut que le bonheur...et qu il faut avancer a son  rythme.

en ce moment je réfléchit ! j'attend! mais au fond je suis triste...

je peut  tourner la page , mais quand la page est pleine de sens, de belles histoires et de valeurs..ca me donne envie de la réecrire avec une d'autres couleurs....IOI mais ca reste qu une simple envie...

mais est ce qu'une page ca suffit ou est ce que la page suivante peut etre plus realiste? et qu'un reve peut pas durer aussi longtemps! et une belle histoire fini pas toujours comme son commencement... 

Je dedie ces phrase non pas a la vie mais a toi!!

Posté par souffe à 12:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]